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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 16:11
Nous revoilà ! Certains diront qu’il faut être un peu fou pour se taper 24 heures de train pour atteindre Myitkyina, juste pour le plaisir de redescendre en 3 jours de bateau et 12 heures de train. Peut-être… nous en tout cas on a vraiment beaucoup aimé. Il n’y a pas grand-chose à voir ou à faire dans cette région : pas de Bouddha géant, pas de pagode extraordinaire… rien que des scènes de vie quotidienne, des moments partagés avec des gamins, des hommes se rappelant l’époque coloniale, des familles nous offrant une part de leur repas etc.
Durant tout le trajet, nous ne croiserons en tout et pour tout qu’une seule autre « occidentale », sur le ferry entre Bahmo et Katha (mais alors que nous sommes descendus à katha, elle a poursuivit en bateau jusqu’à Mandalay). Du coup, nous faisions l’objet de toutes les attentions !! Des « hello », des « hey you » et même quelques « I love you » sur notre passage. On finirait presque par s’y habituer !
Voilà pour les impressions générales, maintenant revenons un peu sur le détail du trajet.

Jour 1 : Myitkyina – Simbo, 6h de bateau

Le départ est donné à 7 heure : avec Anya et Sophie (une française rencontrée à la guesthouse et qui prévoit de faire le même trajet que nous), nous partons pour l’embarcadère en taxi. Le bateau nous semble bien petit et la planche étroite pour grimper sur le pont bien mouillée ! Mais nous parvenons tous les 4 sans encombre à nos places, non sans jeter un regard perplexe sur les bords du bateau qui sont à peine 15 cm au dessus du niveau de l’eau. Heu… vous êtes surs que ça flotte ce truc ?
Devant nous, une femme âgée ne cesse de se retourner et de regarder Renaud en rigolant. Apparemment, c’est sa barbe de 3 jours qui la tracasse ;-) Le trajet est sympa : sur les berges de la rivière, des bancs de sable entrecoupent la végétation luxuriante.

Nous arrivons à notre première étape,
undefined Simbo, vers 15h30. Et là bonne surprise : il y a un pwe ce soir ! Un quoi ??? Un pwe, mesdames et messieurs, c’est une sorte de fête foraine : plein de petits stands de fringues et de jouets, des échoppes de brochette, de curry ou de nouilles et surtout 2 choses qui nous font bien marrer : les stands de jeux et le spectacle. Devant les stands de fléchettes et de lancer de pneu, Renaud est comme un gosse (notons qu’il est bien meilleur aux fléchettes : il a même gagné un paquet de bonbon à la noix de coco !) sous le regard hilare des jeunes birmans. Quand au spectacle, nous en sommes rendus à la conclusion que nous n’avons tout simplement pas la même oreille musicale qu’eux… Les mélodies et la façon de chanter sont plutôt… disons… inhabituelles !

Vers minuit, alors qu’une bonne partie des hommes du village est encore en train de picoler dur, nous nous allons nous coucher à la seule guesthouse du village, en prenant bien soin de faire une pause pipi « nature » afin d’éviter à tout prix une expédition aux toilettes de ladite guesthouse…

Jour 2 : Simbo – Bahmo, 6h30 de bateau


10 heures… l’heure du départ pour Bahmo. Le bateau est encore plus petit que celui d’hier, mais finalement un peu plus confortable.
undefinedLe trajet est vraiment superbe, car la rivière est plus étroite sur cette portion, et nous sommes donc plus près des berges. En plus, il fait un beau soleil. Pendant les 7 heures de trajet, on contemple la vie quotidienne des habitants des petits villages bordant le fleuve : des femmes qui lavent leur linge, des pêcheurs et de nombreux chercheurs d’or. Vraiment, tout se passe très bien… du moins jusqu’à ce que mon voisin de droite enlève ses chaussures. Pouvez-vous me dire pourquoi, alors que 99,9% des birmans portent des tongs, il faut que je me retrouve à côté du seul qui porte des imitations de Converse ?? J’ai du mal à respirer tellement l’odeur me prend à la gorge. Heureusement, Sophie nous sauve la vie (je dis nous, car Renaud n’est pas épargné non plus…) en nous filant du baume mentholé que nous étalons généreusement sous nos narines. Ouf… l’air redevient à peu près respirable !
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Arrivés à bahmo, nous prenons (toujours tous les 4) nos quartiers dans la Friendly Guesthouse. C’est certainement l’hôtel le plus chic que nous ayons fait jusqu’à présent : café d’accueil, brosse à dent et dentifrice dans la chambre et même distributeurs de préservatifs gratuits à tous les étages 9le tout pour 6$ par personne seulement...).



PS. : pour l’anecdote, on a appris, une fois arrivés à Bahmo, que le trajet en bateau Myitkyina-Bahmo est normalement interdit aux touristes étrangers. D’ailleurs, l’américaine rencontrée un peu plus tard sur le ferry n’a apparemment pas trouvé de ticket. C’est bizarre, car nous nous n’avons eu aucun problème...


Jour 3 : Bahmo

Tous les 4, nous avons décidé de rester 2 nuits à Bahmo et de reprendre la « route » que vendredi. Remarquez ça tombe bien, il n’y a pas de f
undefinederry demain pour Katha, et les speed boats quotidiens sont trop chers (en tant que touriste, on doit payer plus de 3 fois le prix local…). Après un petit-dej gargantuesque à la guesthouse (un buffet à volonté… une aubaine pour les voyageurs à petit budget, l’idée étant de s’empiffrer pour sauter le déjeuner ;-)), on se ballade tous les 4 dans le village. L’atmosphère est vraiment très sympathique, le marché plutôt grand, et les bords du fleuve sont animés.

Mais nous avons une mission aujourd’hui : trou
ver un monastère où Sophie doit déposer un CD de photo que lui a donné une touriste italienne quelques jours auparavant. Sur le papier, ça à l’air simple : on a le nom du moine, une adresse, et l’italienne a dit « tu ne peux pas le rater ». Au final, on marche un bon bout de temps, chaque personne à qui on montre le papier avec l’adresse nous indiquant une direction complètement différente. Un vrai casse-tête birman ! On finit par louer les services d’un taxi-driver en jeep pour nous aider à trouver ce fichu monastère, et nous emmener aussi en dehors de la ville, visiter une pagode et un grand pont en bambou qui enjambe le fleuve. Le pauvre passe lui aussi un bon moment à essayer de trouver cette adresse, en demandant sa route à 4 ou 5 reprises. On finit par abandonner : Renaud et moi rentrons à l’hôtel prendre une bonne douche et Anya file arpenter encore un peu les rues du centre ville. Seule Sophie persévère dans sa quête et elle finira par trouver LE monastère (il y en a des dizaines) juste à la tombée de la nuit.


Mais pour la petite histoire, nous n’avions ni le bon nom, ni la bonne adresse… c’était quasiment mission impossible !! Ca nous a en tout cas permis de bien nous balader dans les environs de Bahmo.


undefinedRenaud, Sophie et Anmya sur le pont en bambou de Bahmo

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! Nous publierons la suite du trajet demain ou après-demain, histoire que vous ne vous lassiez pas d’un si long article. A bientôt !
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commentaires

L
ravie d'avoir eu de vos nouvelles je vois que l'aventure se passe bien avec toujours de superbes images gros bisous à tous les deux ANNICK
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M
Renaud est toujours en bonne compagnie!!! Il y a l'air d'y avoir beaucoup de globe-trotteuses!! Mais où sont donc les garçons??<br /> Bonne continuation!!
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P
Toujours aussi passionnant!!!!<br /> Je trouve que Renaud est de plus en plus entouré de jolies filles, mets le ola Maryline car je ne sais pas comment ça va finir, avec un avion complet de Miss Renaud pour le retour.<br /> Bisous
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V
Quel récit ! Quelle expérience.<br /> Une pensée cordiale à vous deux.<br /> Vee
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