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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 19:31
Ce qui est fabuleux avec le Pérou, c’est qu’on peut changer complètement d’environnement en à peine quelques heures. Hier, nous étions dans le canyon de Colca, entre 2000 et 3000m d’altitude.

Ce matin, nous venons d’arriver dans un désert très aride. A 5h30 très précisément, notre bus nous dépose à la gare routière de Nazca. Il est trop tôt pour petit-déjeuner car tout est fermé. Mais on ne cherche pas d’hôtel car nous n’avons pas l’intention de passer la nuit ici. En fait, on s’arrête juste quelques heures pour aller voir les fameuses « lignes de Nazca » avant de reprendre notre route le long de la côte. Les lignes de Nazca, c’est l’un des mystères qui passionne les historiens, archéologues et anthropologues. En 1939, on a découvert des milliers de figures géométriques tracées dans le désert : des lignes, des triangles, des trapèzes… mais aussi des centaines de figures représentatives : un signe, un colibri, un condor. Et jusqu’à présent, personne ne connaît la signification de ces lignes, ni d’ailleurs qui en sont les auteurs. Servaient-elles de calendrier astronomique ? de sentiers rituels ?, un culte de la montagne et de l’eau ? Un « scientifique » prétendrait même qu’il s’agit de pistes d’atterrissage pour les extra-terrestres !! Ces figures sont tellement grandes (le condor, par exemple, mesure plus de 130m d’envergure) qu’elles ne se distinguent pas du sol. Personne n’a d’ailleurs pu déterminer comment les lignes ont été tracées alors que ces civilisations (vraisemblablement entre 900 avant JC et 600 après JC) ne pouvaient pas survoler le terrain pour vérifier l’avancement des figures.

Bref, le mystère reste entier et fascinant, et il faut survoler le désert de Nazca pour vraiment apprécier le spectacle. C’est ce que nous faisons tôt ce matin : à 7h30, nous embarquons dans un petit coucou de 6 places (pilote inclus) pour un vol d’une demi-heure environ. Et le pilote de commenter : « sur votre droite, le condor »… et hop l’avion se met à la quasi-verticale pour que tout le monde profite du spectacle. « et maintenant, regardez à gauche le lézard »… et hop, on bascule de l’autre côté. Il faut avoir le cœur bien accroché car on fait le tour d’une vingtaine de figures quasiment sans jamais avoir l’horizon devant nous. D’ailleurs, le mien se décroche à un moment donné et je dois avoir recours en catastrophe au petit sachet plastique opportunément disposé devant chaque siège… Ah glamour… quand tu nous tiens ! Malgré cela, nous redescendons de l’avion tous contents : la luminosité était parfaite et nous avons pu admirer ces figures vraiment mystérieuses.

Après avoir avalé un petit-déj dans la rue (galettes d’épinards pour moi et assiette de riz/frites/œufs pour Renaud) nous grimpons dans un nouveau bus qui nous dépose vers 12h30 à Ica, d’où nous prenons un taxi pour nous rendre dans le petit oasis de Huacachina. Huacachina, ça me fait un peu penser à Vang Vieng, au Laos… vous vous rappelez ? La ville où tous les touristes se rendent pour faire du tubbing (descendre la rivière sur des grosses bouées une bière à la main). Ici, on ne vient pas pour faire du tubbing, mais pour faire du sandboard : dévaler les dunes de sable sur une vielle planche en bois et se faire remonter par un buggy. Moi ça ne me disait pas, je suis restée au bord de la piscine à l’hôtel. Mais Renaud s’est éclaté apparemment ! « c’était vraiment cool : le chauffeur du buggy était complètement barjo… heureusement qu’on était bien attachés car on s’est pris de ces bosses et de ces descentes impressionnantes ! La descente sur la planche, c’est drôle aussi mais ça va quand même moins vite qu’un vrai snowboard. En fait, c’était plus sympa de se mettre à plat ventre sur la planche… même si là on bouffe un peu de sable… ».

Le soir, une fois Renaud débarrassé de tout son sable, nous passons un bon moment avec des australiens et des japonais autour d’un barbecue « all you can eat and drink » organisé par l’hôtel : musique à fond, bières et pisco (alcool local) coulant à flots… certains finiront très tard dans la nuit et nous avons un peu de mal à récupérer de notre précédente nuit dans le bus.

Et le programme pour demain ? Et bien nous ne savons pas encore : peut-être une deuxième nuit ici, ou bien un bus en direction de Lima…à voir.

Pas gros le coucou!

La figure du singe

celle du condor

Evidemment, il n´était pas tout seul sur les dunes...



ah oui... Renaud a cassé sa planche ! ;-)

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commentaires

M
vraiment génial votre périple, félicitations pour tous vos exploits, je passe d'excellents moments à vous lire et à voir toutes ces magnifiques photos. gros bisous à tous les deux. attention quand même à vous. Martine et Jojo. (et oui la famille lafond c'est bien moi)
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