Comme on a prolongé un peu notre séjour à Khajuraho, aujourd’hui on prend notre temps. Ce matin, on prend notre petit-dej chez Amit, une gargote dans
laquelle on peut boire du bon thé et grignoter quelques crêpes. Amit et son frère sont rabatteurs… ils nous ont sauté dessus dès notre arrivée (eux et beaucoup de leurs collègues !). Mais une
fois passé le côté « commercial » de la relation, on a pas mal discuté de la vie ici, de la vie chez nous, de leurs projets etc. Ce matin, on est donc avec Amit, qui nous dégote 2 vélos
moins chers que ceux loués d’habitude aux touristes, et nous accompagne pour visiter les temples au sud et à l’est de la ville. On prend le déjeuner dans sa gargote (c’est son père qui cuisine)
avant de prendre le bus pour Varanasi, ville sainte sur les bords du Gange.
Le bus répond une nouvelle fois à toutes ses promesses ! Au début tout va bien, on n’est pas très nombreux : une dizaine d’indiens et 3 couples de touristes. Puis ça s’enchaine encore
« à l’indienne » : on attend 2 heures dans une gare routière paumée au milieu de nulle part et on repart bondés à bloc. La route est défoncée… génial on en a pour 15h !! Et
évidemment, le seul siège qui ne s’incline pas, c’est Mary qui se le prend. Pendant tout le trajet, on prend donc notre mal en patience, en tentant de lire un peu au début, puis d’écouter l’ipod.
Surtout on relativise car à côté de nous, il y a une bonne trentaine de personnes qui sont debout entassées les unes contre les autres pendant des heures.
A un moment, le type juste devant moi (un français métissé avec des cheveux type afro) se lève d’un bond et se secoue la tête. 2 blattes viennent de tomber dans ses cheveux. Avec Mary on se marre
bien car depuis le début ils n’arrêtaient pas de râler… ce qui ne nous empêche pas de jeter un coup d’œil pour vérifier qu’il n’y a pas de bestioles au-dessus de nos têtes ;-)
quand le
bus s'arrete, on en profite pour descendre et gouter un peu tout et n'importe quoi... pour l'instant notre estomac suppotre plutot bien !
Par Renaud
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Il est 19h30, nous sommes en train de siroter un thé sur le toit de notre hôtel après avoir passé toute l’après-midi à visiter les palais de l’ancienne cité
impériale d’Orchha. La journée se termine mieux qu’elle n’a commencé ! A peine installés dans le train, nous voilà en train d’ouvrir le journal pour avoir les derniers rebondissements de
l’Affaire du cricket (cf. le message d’hier) lorsque soudain on manque de s’étouffer avec nos biscuits secs. Là, devant, nous, un article d’1/4 de page sur Sarko et Carla !!! Apparemment, le
service du protocole indien est en émoi car ils ne savent pas comment « traiter » Carla si elle accompagne Nico lors de son voyage prévu à Delhi à la fin du mois. Ils se posent
notamment la question de savoir si elle doit partager ou pas sa suite, s’il faut lui prévoir une place lors du défilé officiel etc. Leur conclusion étant : « c’est à la France de
décider si Miss Bruni doit, ou non, recevoir les honneurs dignes d’une first Lady ». Et ben dis donc, quelle responsabilité !!
Sinon, ici à Orchha nous avons trouvé un petit havre de paix, à condition évidemment de ne pas tenir compte des « where you from you need a guide ? » des dizaines de types postés
derrière chaque pilier et des « hello one roupie one pen one chocolate » des enfants débraillés. La ville est petite, plutôt calme, et on a choisit un hôtel éloigné de la rue principale
pour tenter d’atténuer un peu le bruit incessant des klaxons. Et en plus les palais disséminés autour de la ville sont vraiment superbes… que demander de plus ?
Pour les photos, on a quelques problemes pour les mettre dans les articles mais on en a ajoute dans l'album: les vaches, omniprésentes et libres de faire ce qu’elles veulent (elles sont
sacrées ici) les poudres qui servent à faire des onguents colorés et des teintures une petite boutique de bonbons/biscuits… il y en a des dizaines de ce genre dans tous les coins.
Bon, il est temps d’aller grignoter quelque chose dans un boui-boui et de chercher un ordi connecté à Internet.
A+
PS. : il est 22h40 et nous sommes de retour à l’hôtel. Avant de nous coucher on voulait vous raconter notre « diner ». On a voulu faire les « kakous » et manger dans une
petite cantine avec des locaux. Evidemment, pas de carte disponible. Le type tente de nous baragouiner le menu – on ne comprend rien mais on dit ok. (je reviendrai dans un autre article sur la
langue étrange parlée en Inde…). On attend une bonne heure avant d’être servi, et on commence à être un peu inquiets : « mais pourquoi ça prend autant de temps ?? ». La
réponse : tous les plats sont préparés sur place, et la cuisine indienne demande des mélanges très variés et très pointilleux (je voyais le cuistot ajouter une pincée d’un truc, 2 cuillères
d’un autre, filtrer le tout, refaire chauffer etc). Quand notre plateau est finalement arrivé devant nous, le type qui nous a accueillis s’est assis à côté de nous. Mais pas pour nous parler,
non, non… pour nous regarder fixement en train de manger ! Pas évident à gérer… d’autant que c’était super épicé, et que sur les 4 mini-plats qui nous étaient servis, il y en avait un
franchement pas bon et 2 plutôt moyens. On tentait de faire bonne figure, mais c’était vraiment dur. Surtout lorsqu’il nous a amené une sauce soi-disant douce pour atténuer l’effet épicé… ok
c’était doux, mais ça avait comme un arrière gout de vomi pas franchement agréable !!! c’est moi qui ai gouté la 1ère, et j’ai failli avoir un énorme fou rire, avec l’autre
toujours les yeux braqué sur moi… Renaud s’est forcé à quasiment tout finir, moi j’ai pas pu. J’ai un peu menti en disant au cuistot que c’était très bon mais que je n’avais plus
faim...
Par Mary
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Réveil difficile à 5h30 par un cocktail détonant : une femme qui chantait (ou plutôt beuglait) dans un micro et des explosions de gros pétards dans la rue.
Heureusement, Mary a sorti du sac une boite de boule Quiès (si, si, elle avait prévu le coup !! ) et on s’est rendormi… jusqu’à midi ! Une fois levés, on a pris le métro pour se rendre
dans la vieille ville à nouveau, cette fois pour visiter la mosquée Jama Masjid. Si les indiens sont à 80% hindouistes, le pays compte également 12% de musulmans, et un paquet de mosquées. On a
déjeuné dans une petite cantine, sans trop savoir ce qu’on allait manger vu qu’on ne connaît pas encore les plats. Résultat : Mary à voulu tester un plat au hasard et s’est retrouvée avec un
truc très bon, mais très épicé. A un moment le serveur est venu voir si tout allait bien… c’est vrai qu’elle avait l’air de s’étouffer avec sa boulette de riz ;-) Moi j’ai pris un simple
poulet tandoori… j’y vais petit à petit !
Après le déjeuner, on s’est baladé dans les ruelles autour de la mosquée. Chaque rue est en fait un bazar spécialisé : les épices d’un côté, le travail des métaux de l’autre, la soie dans une
rue parallèle etc. Le soir, on a fait un tour sur la Connaught Place : c’est un peu comme nos Champs-Elysées, sauf que c’est un énorme rond-point avec des boutiques, cafés et banques tout
autour.
Pas vraiment d’arnaques à signaler aujourd’hui, à part peut-être un cyclo-pousse qui nous a arrêté à 1km de là où on voulait aller, et qui en plus a râlé parce qu’on ne lui a pas donné le montant
convenu au départ.
Sinon, Maryline ne passe pas inaperçue : beaucoup d’indiens (hommes le plus souvent) la dévisagent de la tête aux pieds, se retournent lorsqu’ils nous ont dépassés et lui font des « hello
miss » parfois accompagnés de clin d’œil. Là où je me venge, c’est quand les gens viennent nous parler. Le plus souvent, c’est à moi qu’ils s’adressent car la femme occupe une place
insignifiante dans la société indienne (un exemple : les femmes non accompagnées d’un homme ne sont pas autorisées à monter au sommet du minaret de la mosquée Jama Masjid). Ca la fait
enrager de voir que même pour des robes c’est à moi qu’ils demandent si je suis intéressé ;-)
Il est 23h30. Demain on se lève à 5h pour prendre le train pour Agra. On quitte déjà Delhi mais on aura l’occasion d’y revenir dans quelques semaines. Demain, c’est le joyau du pays qui nous
attend : le Taj Mahal…
Le Fort Rouge
Main Bazaar, la rue ou il y des hotels pas chers (dont le notre)
Un mendiant sur les marches de la mosquee
La mosquee
Vue sur le Old Delhi, depuis le ;inaret de la mosquee
Par Renaud
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