Mardi 25 novembre 2008
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Après les chutes d’Iguaçu, nous avions prévu d’aller sur une petite ile au sud du Brésil mais à cause de mauvaises informations dans le guide
du routard et de connexions de bus un peu compliquées nous décidons de changer nos plans. Direction Rio ! Après un « court » trajet de 24h en bus, nous arrivons, fourbus, samedi en
fin de matinée dans LA ville mythique. Le temps de prendre nos quartiers dans un hôtel dans le quartier de Flamengo et de faire le tour des rues adjacentes et la journée est déjà terminée.
Dimanche, nous faisons comme la plupart des Cariocas (habitants de Rio) et nous nous précipitons sur la fameuse plage de Copacabana. Une bande
de sable fin de 4,5km de long en plein centre ville, avec quantité de terrains de volley et de foot. Le seul hic, c’est le temps : à peine une vingtaine de degrés, et de gros nuages qui
obscurcissent le ciel… à tel point qu’on distingue à peine le pain de sucre ! Moi qui pensais qu’il faisait toujours beau à Rio, que les plages seraient bondées de nanas en string et de mecs
torse-nus et que nos journées seraient rythmées au son de la samba… c’est raté ! Heureusement, alors que moi je supporte bien ma petite veste, il y a tout de même quelques filles qui se
trimbalent en maillot de bain dans la rue, pas mal d’hommes qui arborent leur plus beau slip de bain et quelques équipes qui taquinent la balle par-ci par là sur la plage. Mais bon… j’espérais
quand même un peu mieux ! Vers 15h, alors que nous entamons la ballade sur la plage d’Ipanema, dans le prolongement de Copacabana, un gros orage s’abat sur nous. On a beau s’abriter en
attendant qu’il passe… il ne passe pas. Un peu dépités, nous abrégeons donc la ballade (même les surfeurs sortent de l’eau !) et rentrons nous reposer un peu à l’hôtel. Le soir, nous
profitons avec plaisir d’un bon restaurant brésilien. Il faut voir ce qu’ils mangent, c’est impressionnant ! Ici, il y a énormément de restaurants avec formule « à volonté » où les
serveurs viennent à ta table toutes les 3 minutes pour te proposer un plat différent, ou bien formule au kilo : tu remplis ton assiette au buffet gargantuesque et tu paies en fonction du
poids de ton assiette. Il y a du choix, c’est bon et ça ne revient pas trop cher. Nous on se contente d’assiettes normales (si si, même Renaud !) mais celles des brésiliens débordent
littéralement.
Lundi, nous consacrons la journée au centre historique de la ville. Mais entre le temps d’y aller et les pauses café imposées par la pluie qui
tombe par intermittence, nous voyons finalement peu de choses. Il faudra qu’on revienne par ici pour visiter quelques églises qui parait-il sont superbes. Vers 17h, nous prenons un petit train
qui nous conduit sur la colline de Santa Teresa. Le trajet est très sympa et le quartier, un peu « bobo » aussi.
Mardi, nous avons une journée chargée. A 9h, nous partons en excursion avec un guide pour visiter les principales attractions de la
ville : le pain de Sucre et le Christ Rédempteur du Corcovado. Nous avons attendu jusqu’à aujourd’hui en espérant que le temps s’améliore… mais ce n’est pas vraiment terrible. Du premier
niveau du pain de Sucre, nous avons une belle vue sur la ville, ses collines et ses plages, et au loin la statue du Christ avec ses bras tendus. Mais lorsque nous arrivons au second niveau, nous
avons à peine le temps d’apercevoir la anse de Copacabana qu’un épais brouillard nous bouche la vue. Il ne se lèvera plus… dommage !
Après un déjeuner copieux, nous nous arrêtons au stade mythique de Maracana, qui peut accueillir 110 000 spectateurs. Malheureusement, à
cause d’importantes mesures de sécurité liées à la présence en ville du président russe, nous ne pouvons pas entrer dans le stade.
Ensuite, après un autre arrêt pour voir des costumes de carnaval et la très moche cathédrale métropolitaine (rien à voir avec une église
classique, elle est construite en béton gris et a la forme d’un flamby renversé… bizarre…), nous arrivons à ce qui doit être le clou de notre journée : le Christ de Corcovado au sommet de sa
montagne. Sauf que le Christ, nous ne le verrons quasiment pas à cause d’un épais brouillard qui entoure toute la colline et qui bouche complètement la vue : de la statue nous devinons à
peine la forme (et encore, la plupart du temps on ne distingue ni les bras ni la tête…) et le panorama sur la ville en contrebas, je ne vous en parle même pas. C’est assez drôle de voir tous les
touristes que nous sommes s’exclamer dans toutes les langues « là ça se dégage ! » ou bien « prends une photo maintenant ! ». A un moment, l’excitation sur la
plate-forme est à son comble… son visage se dégage !!! Ah… finalement non :-( Remarquez, aller à Rio et voir le Christ ça nous paraissait un peu banal. Aller à Rio, monter sur la
colline et ne PAS voir le Christ, voilà qui est déjà plus original !
Copa-Copacabana…
Vue depuis le pain de sucre
Le Christ du Corcovado version « pas de bras pas de chocolat »
Là la vue est carrément dégagée !
De guerre lasse, j’ai fait appel à un modèle hors pair…
Le seul rayon de soleil de la journée...