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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 20:00

Sans aucun doute, Cuzco est la plus belle ville que nous ayons visité jusqu’à présent en Amérique du sud : ses rues pavées, ses belles églises, ses jolies places entourées d’arcades etc. Nous avons passé la journée à arpenter le centre historique de la ville et pouvons en conclure au moins une chose : nous aimons beaucoup cette ville.

Comme nous manquons un peu d’exercice ces derniers temps, nous avons choisi de dormir dans un hôtel perché sur les hauteurs de la ville… les ruelles pour y accéder sont bien raides et uniquement piétonnes. Mieux vaut ne rien oublier quand on quitte la chambre le matin ! Mais la vue que nous avons sur les toits de la ville justifie amplement ce petit effort quotidien.

Mais le problème de Cusco, car il y a un gros MAIS, c’est que c’est une ville ultra-touristique. C’est évident, tous les touristes qui visitent le Pérou viennent ici car outre les innombrables richesses de la ville et de ses alentours appelés « vallée sacrée des Incas », Cuzco est le point de départ de toutes les excursions vers le célèbre Machu Picchu. Du coup, je ne pense pas me tromper en estimant que dans la vielle ville on croise environ 60% de touristes pour 40% de Cuzceños… Conséquence directe de cette surpopulation de « gringos », dans la rue il est impossible de faire deux pas sans se voir proposer une boisson gratuite dans un restaurant (oui, je sais il y a pire !!), un massage, ou tout un tas de cochonneries estampillées « artisanat local ». C’est vrai que c’est un peu agaçant et qu’au bout de la 15ème personne qui t’accoste tu n’as plus envie de dire « no gracias » mais juste de lui mettre ton poing dans la figure mais ce n’est pas le pire. Le pire, c’est que les autorités abusent carrément de la situation et se livrent à un véritable racket organisé :

- la visite du Machu Picchu coûte déjà 122 soles (22 €)
- auxquels s’ajoute, comme il n’y a pas de bus pour y aller et que tu n’as pas le droit de prendre le train avec les locaux (la police veille au grain !), le prix du billet de train « touristique » qui va de 62 à 120 $ (44 à 86 €) aller-retour pour 4h de trajet. De notre côté, pour éviter cette dépense qui représente quasiment 2 jours de vie au Pérou (vu notre budget quotidien de 50€ à deux) nous allons tenter une route beaucoup plus compliquée et plus longue impliquant au moins 3 bus différents et 2 ou 3h de marche mais on vous en reparlera plus tard…
- et ce n’est pas fini : la ville de Cuzco a mis en place un « bolleto turistico » (billet touristique) pour la visite des principaux centres d’intérêt de la ville et des anciennes cités incas de la vallée sacrée. Pour la modique somme de 130 soles (30 €), nous avons accès à 16 sites majeurs… mais aucun de ces sites n’est accessible sans le « boleto »… argh !!!
- et puis tant qu’ils y étaient, comme il y a de superbes monuments religieux dans le centre ville, ils ont créé en plus le « boleto religioso » de 50 soles (11,50€) donnant accès aux 3 plus belles églises et au musée d’art religieux.

Ils ne nous prendraient pas un peu pour des pigeons ici ?? Enfin… ça ne sert pas à grand-chose de râler. On s’est promis d’essayer de ne plus répéter toutes les 5 minutes « p*** c’est cher ce truc ! » et de profiter à fond de cette ville quand même superbe.




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23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 19:49
Nous sommes de retour de l’excursion de 2 jours dans les iles péruviennes du lac Titicaca. Globalement, même si ces iles sont très touristiques, nous sommes plutôt contents de ces 2 journées.

Nous avons commencé par les iles Uros, appelée communément les iles flottantes… un nom plutôt étrange, non ? Et pourtant cela reflète bien la réalité : il s’agit d’iles construites en totora, une sorte de roseau qui pousse abondamment sur le lac. Non seulement les maisons et les bateaux sont construits dans cette matière, mais le sol même de l’ile est constitué de couches épaisses de totora. Quand on marche dessus, on s’enfonce un peu et ça fait bizarre de savoir qu’il n’y a pas de terre ferme sous nos pieds ! Pour ne pas que les iles bougent, elles sont attachées en divers endroits à la terre ferme. Et de nouvelles tiges de totora doivent être ajoutées régulièrement pour compenser celles du dessous qui pourrissent. Evidemment, les iles Uros sont l’attraction numéro un de cette partie du lac et leurs habitants (quelques milliers) vivent essentiellement du tourisme. Pourtant, il y à peine 50 ans, ils avaient encore un mode de vie très traditionnel…

Après 3 heures de bateau, nous arrivons sur l’ile d’Amantani. Ici, il n’y a pas d’hôtel et nous allons dormir chez l’habitant. Afin que toutes les communautés de l’ile bénéficient du tourisme, la population locale a imaginé un système de rotation et c’est le capitaine du bateau qui nous répartit les uns après les autres dans les différentes familles qui nous attendent sur le port. Nous logeons chez Alphonso, Bénita et leurs 3 enfants dans une petite chambre simple mais bien propre. La famille est adorable, et nous discutons un peu avant d’aller faire un tour sur la place du village où un mariage est en train d’être célébré. Nous restons toute la fin de journée à regarder la trentaine de personnes en train de danser et/ou picoler de la bière… beaucoup de bière !

Le lendemain, nous quittons Amantani à 8h pour nous rendre sur l’ile de Taquilé, à 1h de bateau environ. Les deux iles se ressemblent un peu, il faut bien l’admettre : des champs en terrasse séparés par des murets en pierre, de la végétation très sèche et une vue imprenable sur les eaux bleues du lac. Nous marchons 2-3 heures sur l’ile et il est déjà l’heure de remonter dans le bateau. Il est 15h30 lorsque nous reposons les pieds à Puno. Dans les rues du centre ville, il y a encore un défilé avec plusieurs fanfares et des groupes d’enfants qui dansent… ça ressemble à une gigantesque fête des écoles. C’est incroyable… ces gens ne s’arrêtent jamais de faire la fête ??

PS. : En discutant avec la famille qui nous logeait à Amantani, nous avons appris qu’il existait bel et bien un bateau faisant l’aller-retour Puno/Amantani sans obligatoirement passer par les iles Uros et l’ile Taquile. C’est exactement ce bateau que l’on souhaitait prendre à l’origine mais qu’on n’a jamais trouvé :-(

Une embarcation traditionnelle des iles Uros, construite en totora

Un "village" sur les iles Uros est constitué normalement d'une seule famille

Renaud et Bénita

Une petite bergère sur l'ile Amantani

Il était trop chou, j'ai pas résisté à le prendre en photo ;-)

Vue depuis la colline sur l'ile Taquilé
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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 19:56
Le moins qu’on puisse dire, c’est que Puno, notre première étape au Pérou, ne nous fait pas une très bonne impression : la ville est plutôt moche, les prix sont beaucoup plus élevés qu’en Bolivie, les odeurs d’égouts et de poussière nous prennent à la gorge etc. Et pour couronner le tout, nous ne pouvons pas faire le programme que nous avions prévu. L’attrait principal de la ville, c’est de faire une excursion dans les iles (toujours sur le lac Titicaca). De notre côté, une seule nous intéresse vraiment car les autres semblent ultra-touristiques. Malheureusement pour nous, il semble impossible de s’y rendre par nos propres moyens (à moins de louer un bateau pour nous tout seuls mais là c’est un peu hors budget) et nous allons être obligés de prendre un bateau qui s’arrête d’abord su les iles flottantes, puis sur l’ile d’Amantani (celle qui nous intéresse) avant de revenir le lendemain par l’ile de Taquile. Pour le même prix, nous avons le choix de passer par un tour organisé avec une agence ou bien de nous débrouiller par nos propres moyens en payant d’abord le bateau, puis les droits d’entrée dans les iles, puis le logement chez l’habitant sur l’ile. Nous optons pour la seconde option, qui nous semble davantage bénéficier aux gens du coin.

Mais avec tout ça, nous voici coincés toute la journée à Puno, une perspective qui ne nous enchante guère. Mais ce que l’on ne savait pas, c’est que Puno est la capitale folklorique du Pérou et pour le coup, nous n’allons pas être déçus ! Tout d’abord, dans la matinée, nous assistons à un grand défilé sur la place principale : militaires, officiels, écoliers, péruviens en habits traditionnels… tout y passe à grand renfort de fanfare. C’est un défilé en l’honneur d’un sommet économique qui va se tenir à Puno la semaine prochaine. On ne comprend pas très bien pourquoi ils défilent maintenant et pas la semaine prochaine mais bon… on ne va pas bouder notre plaisir !

Un peu plus tard, alors que revenons de la gare routière (où nous avons repéré les départs pour Cuzco, prochaine étape péruvienne), nous tombons sur un mariage. Dans ce qui ressemble à un marché couvert, des dizaines de péruviens dansent sur des airs traditionnels. Nous restons une bonne demi-heure à les regarder et assistons à une étrange coutume : des gens (nous ne savons pas s’ils connaissent les mariés ou pas) achètent des caisses de bière qu’ils vont offrir aux mariés entre deux chansons. En échange, ils reçoivent une sorte de médaille à mettre autour du cou, et ensuite les mariés distribuent les bières aux invités. C’est marrant de voir les péruviennes avec leurs jupons, leurs nattes et leur chapeau melon danser avec une binouze dans la main ;-)

Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Un peu plus tard, nous tombons sur… ça ne s’invente pas… un concours de flute de pan ! Une bonne quarantaine de fanfares avec des costumes plus « flashi » les uns que les autres, qui investissent les rues du centre ville avant de passer devant un jury dans le gymnase municipal. Alors que nous regardons tranquillement le spectacle sur un trottoir, nous nous faisons « harponner » par des péruviens qui nous font tester leur bière locale. Et hop, quelques minutes plus tard nous voilà attablés avec eux en train de trinquer « salud » et de discuter de tout et de rien. Enfin discuter… pour nous ce n’est pas évident car ils sont quand même bien éméchés et on a vraiment du mal à les comprendre !

A l’heure où j’écris nous sommes rentrés faire une pause à l’hôtel mais devrions retourner sur la place centrale car il parait qu’une fête est prévue. Evidemment, nos passeports, cartes de crédit et appareil photo resteront eux bien sagement à l’hôtel ;-)






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