Vivez un tour du monde comme si vous y étiez en nous suivant tout au long de l'année 2008 : de l'Inde au Brésil en passant par la Chine, le Viet-Nam, la Bolivie ou encore l'Equateur. En route sur http://untouradeux.over-blog.com
Renaud : 5h du matin. Le réveil sonne. A la lumière de la torche, nous nous habillons rapidement, et filons vers le lieu du rendez-vous pour l’excursion d’aujourd’hui. 4 heures plus tard, nous sommes au nord du pays, à 12 km de la frontière tibétaine. Devant nous, un pont qui surplombe un canyon de 160 mètres de profondeur. Et au milieu du pont, une nacelle. C’est de là que nous allons nous élancer pour l’un des plus hauts sauts à l’élastique du monde. La vue est magnifique, mais je remarque immédiatement les gros rochers en bas. Et c’est à ce moment là qu’on se dit : « mais qu’est-ce qu’on fait là !!?? ». Enfin maintenant qu’on y est…
Il y a 2 types de sauts possibles : le saut à l’élastique « classique », attaché par les chevilles et la tête en bas. Et un autre saut, appelé le Swing, qui nous tente plus : on n’est pas accroché à un élastique, mais à une corde qui est attachée à un pont parallèle au nôtre. Surtout, on n’est pas attaché par les chevilles, mais par les hanches. C’est décidé, on s’inscrit pour celui-là… juste avant que nos camarades d’excursion nous affirment que le swing est bien plus effrayant que le saut classique. Comme si on avait besoin de ça !!
Frigorifiés sur le pont, on regarde sauter 1 à 1 ceux qui ont opté pour le Bungy (le saut classique). Ils hurlent, c’est vachement encourageant. Puis c’est au tour des Swing. Euh… c’est normal que la corde soit si fine ? C’est en fait une simple corde d’alpinisme doublée. Les pieds à moitié sur la nacelle à moitié dans le vide, je peux vous dire que je ne fais pas le fier. Quelle idée débile !! Trois… deux… un… je saute. Aaaaaahhhhhhhhh je tombe !!!!! Car c’est vraiment l’impression que ça fait : une interminable chute dans le vide… je vais m’écraser contre les rochers !! Evidemment non, la corde remplit bien son rôle, et là c’est comme une gigantesque balançoire au milieu du canyon, jusqu’à ce que je choppe la corde pour revenir sur la berge. Wouah c’était énorme !!!
Maryline : ça y est, il a sauté. Tout à l’air de bien se passer, il me fait coucou. Ah… c’est déjà à moi ? Quand je pense que c’est moi qui ai vu ça sur Internet. Je me suis dit que ça avait l’air sympa. Croyez-moi ou pas, ce n’est pas du tout ce que je me dis quand je suis sur cette fichue nacelle ! A côté de moi, 3 australiens et un américain avec lesquels on a sympathisé m’encouragent : « come on ! you can do it ! don’t think about the high ! ». Je décide d’y aller vite : si je m’attarde, je n’y arriverai pas…
Et là, c’est une sensation extraordinaire. Pendant 8 longues secondes (le double que pour le Bungy, il parait), je tombe en chute libre à 150 km/h. Mon hurlement résonne dans le canyon. J’ai l’impression d’avoir oublié mon cœur ou mon estomac sur la nacelle. Une fois revenue sur la terre ferme, à côté de Renaud, j’ai les jambes qui tremblent et j’ai du mal à retrouver ma respiration. J’en reviens pas d’avoir fait ça ! C’était juste hallucinant !
Ceux qui ont fait les 2 sauts aujourd’hui, ont à l’unanimité dit que le Swing procurait davantage de sensations fortes que le Bungy… Pour une première fois, c’est pas mal, non ?
Il est 21h30 quand on arrive à Kathmandou. On est crevé, mais… quelle journée ! ;-)

c'est la qu'on pose les pieds avant de se jeter dans le vide, accroches a cette toute fine corde orange...