Vivez un tour du monde comme si vous y étiez en nous suivant tout au long de l'année 2008 : de l'Inde au Brésil en passant par la Chine, le Viet-Nam, la Bolivie ou encore l'Equateur. En route sur http://untouradeux.over-blog.com
Il est 19h30, nous sommes en train de siroter un thé sur le toit de notre hôtel après avoir passé toute l’après-midi à visiter les palais de l’ancienne cité impériale d’Orchha. La journée se termine mieux qu’elle n’a commencé ! A peine installés dans le train, nous voilà en train d’ouvrir le journal pour avoir les derniers rebondissements de l’Affaire du cricket (cf. le message d’hier) lorsque soudain on manque de s’étouffer avec nos biscuits secs. Là, devant, nous, un article d’1/4 de page sur Sarko et Carla !!! Apparemment, le service du protocole indien est en émoi car ils ne savent pas comment « traiter » Carla si elle accompagne Nico lors de son voyage prévu à Delhi à la fin du mois. Ils se posent notamment la question de savoir si elle doit partager ou pas sa suite, s’il faut lui prévoir une place lors du défilé officiel etc. Leur conclusion étant : « c’est à la France de décider si Miss Bruni doit, ou non, recevoir les honneurs dignes d’une first Lady ». Et ben dis donc, quelle responsabilité !!
Sinon, ici à Orchha nous avons trouvé un petit havre de paix, à condition évidemment de ne pas tenir compte des « where you from you need a guide ? » des dizaines de types postés derrière chaque pilier et des « hello one roupie one pen one chocolate » des enfants débraillés. La ville est petite, plutôt calme, et on a choisit un hôtel éloigné de la rue principale pour tenter d’atténuer un peu le bruit incessant des klaxons. Et en plus les palais disséminés autour de la ville sont vraiment superbes… que demander de plus ?
Pour les photos, on a quelques problemes pour les mettre dans les articles mais on en a ajoute dans l'album: les vaches, omniprésentes et libres de faire ce qu’elles veulent (elles sont sacrées ici) les poudres qui servent à faire des onguents colorés et des teintures une petite boutique de bonbons/biscuits… il y en a des dizaines de ce genre dans tous les coins.
Bon, il est temps d’aller grignoter quelque chose dans un boui-boui et de chercher un ordi connecté à Internet.
A+
PS. : il est 22h40 et nous sommes de retour à l’hôtel. Avant de nous coucher on voulait vous raconter notre « diner ». On a voulu faire les « kakous » et manger dans une petite cantine avec des locaux. Evidemment, pas de carte disponible. Le type tente de nous baragouiner le menu – on ne comprend rien mais on dit ok. (je reviendrai dans un autre article sur la langue étrange parlée en Inde…). On attend une bonne heure avant d’être servi, et on commence à être un peu inquiets : « mais pourquoi ça prend autant de temps ?? ». La réponse : tous les plats sont préparés sur place, et la cuisine indienne demande des mélanges très variés et très pointilleux (je voyais le cuistot ajouter une pincée d’un truc, 2 cuillères d’un autre, filtrer le tout, refaire chauffer etc). Quand notre plateau est finalement arrivé devant nous, le type qui nous a accueillis s’est assis à côté de nous. Mais pas pour nous parler, non, non… pour nous regarder fixement en train de manger ! Pas évident à gérer… d’autant que c’était super épicé, et que sur les 4 mini-plats qui nous étaient servis, il y en avait un franchement pas bon et 2 plutôt moyens. On tentait de faire bonne figure, mais c’était vraiment dur. Surtout lorsqu’il nous a amené une sauce soi-disant douce pour atténuer l’effet épicé… ok c’était doux, mais ça avait comme un arrière gout de vomi pas franchement agréable !!! c’est moi qui ai gouté la 1ère, et j’ai failli avoir un énorme fou rire, avec l’autre toujours les yeux braqué sur moi… Renaud s’est forcé à quasiment tout finir, moi j’ai pas pu. J’ai un peu menti en disant au cuistot que c’était très bon mais que je n’avais plus faim...
